Le Magnétisme des Couleurs
Disruptive Innovations présente

Le Magnétisme des Couleurs

21 septembre 2018
19h30 – 22h00 / Entrée: 18h30

2190 rue de la Province, Longueuil, QC, Canada
Pour plus d'information à propos de cet événement, veuillez contacter Disruptive Innovations à patremy@icloud.com.

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Endy Trebor

Le Magnétisme des Couleurs

Le 21 septembre 2018 

Resto Du Parc - Longueuil

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Endy Trebor

Le Magnétisme des Couleurs

Le 21 septembre 2018 

Resto Du Parc - Longueuil

Resto Du Parc

http://resto.duparc.ca/

2190 Rue de la Province, Longueuil, QC J4G 1R7

Stationnement gratuit

Endy Trebor

Endy Trebor, une découverte haute en couleurs

09 août 2018

 par Anne-Sophie Desroches

À la fois sobre et très esthétique, la pochette est à l’image de la musique de ce nouvel EP. Endy Trebor réussit son pari avec ce premier album, intitulé Le magnétisme des couleurs, avec une musique agréable à écouter et qui constituera une belle découverte musicale pour les adeptes de tous styles musicaux.

À l’occasion de son premier album, Le magnétisme des couleurs, Endy Trebor nous offre un style folk mélangé à un peu de pop-rock pour accompagner sa vision de l’amour, teintée parfois de mélancolie, parfois d’un grand espoir qui fait du bien à entendre. L’artiste émergent nous propose pendant les vingt minutes de son EP une poésie simple mais imagée et pleine de créativité pour nous illustrer les différents thèmes tournant autour de la vie à deux. Joint avec l’amalgame de sonorités particulières, qu’il a réalisé avec brio, nous obtenons une musique planante qui tire certainement son inspiration de celle de Daniel Bélanger, dont on reconnait le son dans les différents rythmes et intonations mis de l’avant par le jeune musicien.

Dans Nos lendemains, nous pouvons l’entendre traiter de la persévérance nécessaire à toute relation pour mieux se découvrir, s’épanouir et ainsi apprendre à vieillir ensemble, à une époque où il est facile de jeter la serviette et de se séparer lorsque le premier nuage fait son apparition. Le morceau est entraînant malgré des tonalités plutôt sobres, ce qui en fait une bonne balade. Avec Les couleurs du temps, le rythme ralentit encore et les tonalités plus paisibles s’enchaînent pour parler du sentiment difficile à vivre et désolant qu’est celui de la solitude. La pièce s’enchaîne bien avec le premier morceau, de manière à créer une continuité agréable.

L’arrivée du troisième morceau, Comme au cinéma, est plus rythmé et contribue à casser la direction plus paisible que l’album commençait à emprunter. Le son de guitare rétro qui nous rappelle celui de Lenny Kravitz, qui s’inspire lui-même des sonorités du rock des années 70, contribue à rehausser le ton et à créer un effet surprenant au milieu du calme qui règne tout au long de l’album. Il contribue aussi à changer l’allure de la thématique, puisqu’on passe de pièces plus mélancoliques à des morceaux plus positifs et remplis d’espoir. Cette pièce étonnante reste sans aucun doute, et de loin, ma favorite. Avec Corps et âme, on retourne à un rythme plus lent mais tout de même entraînant avec ses accords de guitare pour accompagner l’invitation que l’artiste nous lance à partager une vie à deux.

Avec le cinquième morceau, Toi et moi, Trebor nous ramène à ce rythme lent auquel il nous avait habitué au début de l’EP pour traiter d’un autre sujet de la vie à deux: faire face ensemble. Il y dépeint les affres de la vie auxquelles nous devons tous faire face et comment il désire les affronter, c’est-à-dire main dans la main. Si la musique de ce morceau semble plus triste, il reste tout de même plein d’espoir dans les paroles, teintées d’un peu de romantisme. C’est avec le titre éponyme Le magnétisme des couleurs que le mini-album se termine. Les notes de guitare électrique viennent pimenter ce dernier morceau qui arbore un rythme toujours plus lent. La pièce porte bien son titre puisque l’auteur nous rappelle l’importance de mettre de nos couleurs dans ce que nous accomplissons. Il nous rappelle également que notre environnement et notre entourage apportent de la couleur à notre existence, contribuant à y amener de la richesse et que, faute de pouvoir toujours accepter la différence, nous devons à tout le moins y être attentifs pour s’en retrouver enrichis. C’est après une dernière minute de mélodie de guitare accompagnée de quelques paroles que l’album se termine définitivement.

Il est intéressant de voir que notre musicien est capable d’interpréter les morceaux plus sombres aussi bien que les morceaux plus clairs, démontrant un talent certain pour la musique, le travail lyrique et une certaine polyvalence. Quoique l’on prendrait certainement plus de pièces entrainantes telles que Comme au cinéma, avec ses sonorités de rock rétro bien exécutées, le rythme plus lent dans lequel l’album baigne en général contribue à nous envelopper et nous faire planer. Il pourrait aussi être intéressant d’ajouter quelques notes ou effets distincts pour aider à rehausser l’allure générale de l’EP et différencier un peu plus les pièces les unes des autres, tout en gardant cette belle unité qui contribue à rendre l’écoute si aisée.

Ce premier EP mérite d’être découvert, est très intéressant et propose une musique différente de ce qu’on entend habituellement. J’attendrai de découvrir les prochaines œuvres d’Endy Trebor avec une grande curiosité et une impatience certaine.

Anne-Sophie Desroches